Globensky KTA Studio

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Petit palais (the floor), Paris, 2015.

KTA Studio, tirage numérique, 100x70cm.

 

« Comme les étoiles mortes qui brillent au firmament durant des millions d’années, la part la plus visible de l’art contemporain consiste en des effets de rayonnement. Ce sont ces effets que captent les photographies de Christian Globensky. L’architecture sophistiquée des galeries et des musées, leurs subtils jeux d’éclairage, le design chic des mobiliers d’exposition s’imposent à l’œil du photographe comme les ultimes refuges de l’expérience esthétique. De simples cordons de sécurité peuvent ainsi dialoguer avec les monuments de l’histoire de la sculpture, à moins qu’ils n’en soient les plus vivantes incarnations. La fragmentation des motifs, aux confins de l’abstraction, souligne l’ordre, la quiétude, l’autorité qui sied aux sérieux des cultes séculiers. Par le génie de la plastique muséale, un bâtiment saisi à travers une fenêtre semble tout droit surgi d’un tableau impressionniste. » • Laurent Buffet

 

http://www.globensky.eu/book.html

 

 http://www.transverse-art.com/oeuvre/inside-museum

"Comment j’ai appris à me tenir droit"

— teaser vidéo, 2:30mn

Lecture-performée suivie d’une signature du livre d’artiste "Comment j’ai appris à me tenir droit", KTA Éditions 2014.

Durée approximative : 40 min.

CAC La Traverse, Alfortville. 2016

 

Les artistes du "care", que l’on peut traduire par "prendre soin mutuel", proposent d’expérimenter des œuvres qui placent le bien-être d’autrui au cœur de l’expérience artistique. Quand l’éthique rejoint l’esthétique.

Bettie Nin

 

http://www.paris-art.com/soiree-art-care/

 

 

 

 

 

Miroir poignées convexe

miroir, bois, poignées, 116x80x13cm, 2011

 

« Épousant l’arrondi du mur de la galerie, face à l’entrée, Miroir poignées convexe de Christian Globensky, version de ses Miroir poignées conçue pour cette exposition, se veut comme une mise en pratique d’une illusion conceptuelle, celle d’avoir prise sur les choses, à travers une illusion perceptuelle. Au centre du miroir dans lequel le spectateur se reflète, deux grandes poignées verticales s’offrent au saisissement à la fois manuel et illusoire d’un artefact du monde, car ce que les mains saisissent à travers les poignées ne sera jamais autre chose qu’un simple reflet. »

 

Perin Emel Yavuz

 

 

Corbeilles Alphabétiques

tirage numérique, boîte en aluminium, peinture en bombe, 24x23x6cm, 24 exemplaires, 1996

 

« Tel est encore le cas de Globensky, qui, arguant de la surchage des signes et des informations pour élever la fameuse “corbeille” du macintosh au rang de mètre étalon de nos sociétés cybernétiques, entend mettre le spectateur à l’épreuve de son propre moi divisé par cette inflation de signes. Poignées, boutons, organes de commande des outils viennent prolonger et surdimensionner automatiquement notre corps et notre perception. C’est au fond l’image de notre domestication qui nous est ici renvoyée. »

 

Nobert Hilaire

 

 

 

Immunosphère

installation multimédia interactive, en boucle, dimension variable, en collaboration avec Tom Mays, 2010

Le pire n’est jamais certain, Metz

 

« Ce n’est donc pas un hasard si ses productions ont ouvertement un caractère transdisciplinaire. Pour autant, cette volonté d’abolir certaines frontières, d’interroger les processus de mondialisation, ne correspond absolument pas à cette fascination envers la technologie qu’il est si fréquent de le rencontrer chez les artistes contemporains. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder et écouter Immunosphère. »

 

Damien Sausset

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=i8oNMEbgIcQ

VidéoArtPub

Série de 6 Vidéo, couleur, son, 5mm57sec, diffusion sur tablette tactile, 2011.

Un X Deux, Galerie Jeune Création, Paris

 

 

« Une série de vidéo empruntant la structure du message télévisé (pub, clip, spot) dont chacun des épisodes, sous l égide d’un personnage historique, engage un discours contre les idées reçues, la standardisation de la pensée et l’inattention aux détailles et à la spécificité de toutes constructions mentales. Parfois drôle, parfois tragique, la série des vidéos art pub, nous révèle l’idée d’une distance à soi-même, menace banale au creux de quoi se construise le désire comme l’identité des egos modernes. »

 

Christophe Domino

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=E2MV7cmX44w

Mines sous-marines

serre-joints, cubes de plexiglas, 9 exemplaires, 22x22x22cm (chacune), 2011

Un X Deux, Galerie Jeune Création, Paris

 

« Cette performativité peut prendre un caractère inquiétant comme dans les Mines sous-marines de Christian Globensky, dont la démarche est teintée d’une gravité sous-jacente. Flottant dans l’espace central de la galerie, cette installation composée de neuf cubes de plastique blanc tenus par des serre-joints figure la notion même de concept. Elle se présente ainsi comme un énoncé plastique, c’est-à-dire une œuvre qui traduit par sa forme l’étymologie même du mot concept issu du latin conceptus qui signifie l’action de contenir. Il figure ainsi le concept “cube” qui tient ensemble à l’aide de six serre-joints. S’il montre par là le caractère intrinsèquement performatif et coordonné de cette prise sur l’idée, il n’en suggère pas moins, par l’analogie à la mine, la dangerosité de sa formalisation et de sa cristallisation qui peut exploser à tout moment, et dont l’antithèse serait le non-concept, mouvant et auto-plastique, doté d’une éthique optimiste. »

 

Perin Emel Yavuz

 

 

1490

bois, verre, feutre, 30x30x23 cm, 2012

 

« L’œuvre recèle un mystère, si  l’on soulève la sphère nous découvrons une date directement écrite sur le haut  de la pyramide, 1490, à quoi fait-elle référence ? Immédiatement nous pensons à  1492, à la découverte des Amériques, pourtant il n’en est rien. La date  correspond à l’invention de la chaise individuelle à Florence. Auparavant la  chaise était réservée aux puissants, des hommes riches, de pouvoir ou religieux. (…) Ainsi, sous la sphère est dissimulée une date qui a  participé à un changement radical, une universalisation des comportements au  quotidien. Le peuple, toute classe confondue, accédait à un confort dont il  était privé. »

 

Julie Crenn

 

https://inferno-magazine.com/2012/04/06/christian-globensky-lost-kiss/

 

Valise-paradis

Multiple interactif et portatif 3 exemplaires, 35x31x12cm (chacune), 2004

 

« Elle s’intitule “Valise-paradis” et a tout les attraits d’une valise si ce n’est qu’elle s’exprime quand on la manipule, uniquement quand on la manipule pour la porter d’un point à un autre. Sa couleur verte, sa transparence, les composants électroniques qu’elle recèle, la rendent toutefois des plus suspecte. Attention à celui qui oserait la déposer dans une gare, ou pire encore, dans un aéroport. Elle nous informe, dès lors qu’elle est portée, de la date et de l’heure de sa dernière prise en main avant de s’exprimer : « Qui voudrait encore monnayer son salut pour un mensonge métaphysique ? ». Ou quand l’absurde et le philosophique s’entremêlent entre code et langage ! »

 

Dominique Moulon

 

http://www.mediaartdesign.net/blog/?p=107

 

En arrière plan

Société Réaliste, "Universal Position", Fer inox peint, découpe au laser, 20 x 110 cm (x2), 2012

 

 

Paradise

Musique de Christian Globensky, CD-Trash & samples, 22'15".

KAT Studio, Paris, 2003

 

Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=CrY70QDmQf4

1) The horror               1 :25

2) They lie                  4 :33

 

Paradise (le paradis) est ici synonyme d’Apocalypse now. Le film de Francis Ford Coppola, tout d’abord. Et du colonel Kurtz, alias Marlon Brando ensuite. Presque tous les samples de voix que l’on y entend sont tirés de ce film, du speech final de Brando. L’Horreur y est partout répétée. L’Apocalypse s’est déjà produite maintes et maintes fois. Et nous en sommes les survivants. « Ils mentent, ils mentent et nous devons être miséricordieux avec ceux qui mentent », s’entend-t-on crier au Paradis. Le tout prend la forme d’étonnants mantras, qui nous invitent à développer un flaire afin de reconnaître le mensonge comme mensonger, et de ne jamais s’habituer à la puanteur du mensonge.

 

Développant un concept tout à fait original de composition musicale lowtechno, parce que l’unique instrument est un petit lecteur CD portatif (Tehcnics SL-XP300). Appelée CD-Trash, parce que recyclant des CD-audios destinés à la corbeille : rayés,

trainés dans la poussière — ils sont bon pour la poubelle —  cette musique est donc composée à partir des multiples samples ainsi récupérés.

19’68” 

Performance, Paris, Nuit Debout, le 1er mai 2016, place de la République, Paris

 

Poing levé, code du travail en main, un seul gant noir, débardeur Duchamp, tenue sportwear. Immobile pendant 19 minutes et 68 secondes, la performance évoque, par un détour de l'histoire aux Jeux Olympiques de Mexico, 1968 et la contestation silencieuse et iconique, moment figé pour l’éternité.

 

https://www.youtube.com/watch?v=gYa8Yp4dDM4&feature=share

 

 

https://keeptalkingagency.wordpress.com